Jouer en premier: des avantages indéniables

© Fotolia.de - raffaele musto

Dans les TIC et les technologies alimentaires en Inde, il ne faut pas tergiverser. Une fois la situation analysée objectivement, il faut se jeter à l’eau. Sinon, d’autres le feront à votre place. Pour vous y aider, les études de marché Osec «The Indian Food Technology Sector» et «Information and Communications Technology in India» vous fournissent une bonne base de décision.

L’Inde séduit toujours plus de PME suisses. Ses atouts sont légion:  un marché potentiel immense en termes d’investissement et de vente de biens de consommation, une croissance annuelle du PIB de 7 à 8%, une classe moyenne de plus de 400 millions de personnes disposant d’un pouvoir d’achat supérieur à 4000 dollars qui dope la demande intérieure.

Le Swiss Business Hub India confirme la tendance
Fabian Stiefvater, responsable du Swiss Business Hub India, confirme l’attrait de l’Inde: «La demande de conseil en 2010-2011 a encore augmenté. Elle reflète l’attrait du marché indien pour les exportateurs suisses qui ont augmenté leurs ventes de 18% au cours des trois premiers trimestres 2011.» Interrogé à propos du type d’activité déployé par les entreprises suisses en Inde, F. Stiefvater développe: «Les PME suisses sont toujours plus nombreuses à s’intéresser à l’Inde non seulement comme débouché mais aussi comme site de production ou de montage. La vigueur du franc y est pour beaucoup, de même que les coûts de production élevés. Il y a aussi leurs propres clients qui les poussent à être présentes sur le marché indien.»

L’Inde a besoin de technologies alimentaires
De nombreuses branches d’activité sont très dynamiques en Inde. Les études réalisées par l’Osec, «Information and Communications Technology in India» et «The Indian Food Technology Sector», concernent deux secteurs clés. Jakob Heller, Senior Consultant South Asia Osec, souligne l’importance des opportunités qui se font jour dans la transformation alimentaire: «Ce passage, tiré de l’étude, est particulièrement éloquent: on estime en matière agricole que les pertes après récolte représentent 25 à 30% de la production, faute d’installations et d’infrastructures appropriées pour traiter les produits après les récoltes. On constate aussi beaucoup de traitements inadéquats en matière d’emballage, d’entreposage et de transport».  

Une analyse fouillée des technologie alimentaires en Inde
L’étude «The Indian Food Technology Sector» indique clairement les besoins d’investissement dans les infrastructures et les besoins de savoir-faire dans les techniques de production alimentaire. Ce secteur évolue rapidement, quoique moins vite que celui des TIC, et offre aux PME suisses des opportunités d’affaires très prometteuses. Mais avant de se lancer sur ce marché, il faut être bien informé. Or cette récente étude propose toutes les informations marché dont une entreprise a besoin pour se lancer.

Succès et défis
La production alimentaire indienne a connu de grand succès au cours des dernières décennies. Mais les défis actuels et futurs auxquels est confronté le pays sont immenses compte tenu de la démographie galopante, du développement économique et du renchérissement des prix de l’alimentaire. Dans ce contexte, beaucoup d’espoirs ont été placés dans la mise à niveau technologique de l‘appareil de production en vue de réduire les pertes après récolte, d’augmenter les rendements et d’accroître la part des aliments transformés dans la production totale. Le rapport pointe aussi les facteurs négatifs, comme le fait que le secteur food soit peu organisé et l’état de sous-développement des infrastructures tout au long de la chaîne de valeur. Pourtant, les avantages que retireront les premiers arrivés sont indéniables. Selon Jakob Heller, «une fenêtre de temps vient de s’ouvrir. L’entreprise qui prendra la peine de s’informer et de s’armer de patience trouvera sur cet immense marché une niche d’avenir éminemment lucrative». Pour mieux évaluer encore leurs chances en Inde, les PME auront le loisir de participer à une «fact finding mission» sous les auspices du Swiss Business Hub India et des auteurs de l’étude. Le voyage se déroulera du 11 au 17 mars 2012.

TIC indiennes: un marché intérieurAu sens étroit, le marché intérieur désigne l'ensemble des marchés d'une économie nationale sur lesquels des biens et des services sont offerts pour la consommation intérieure. Les règles régissant le marché intérieur suisse sont édictées par la Loi fédérale sur le marché intérieur, LMI, (RS 943.02) du 6 octobre 1995.

Dans un sens plus large, un marché intérieur ne se limite pas à l'économie nationale. Le marché intérieur de l'Union englobe ainsi les marchés des 27 États membres. Ce marché intérieur est un espace sans frontières dans lequel la libre circulation des marchandises, des services, des personnes et des capitaux est garantie. Il n'est donc plus possible pour les États membres de renchérir les biens d'importation par une politique économique protectionniste (droits de douane ou obstacles techniques au commerce).

Le marché intérieur européen a été concrétisé en 1985 par un livre blanc de la Commission européenne qui prévoyait un programme de législation et par l'Acte unique européen de 1986, qui a complété et élargi les traités fondateurs. Depuis la signature du traité sur l'Espace économique européen (EEE), le droit du marché intérieur s'applique aux quinze États membres ainsi qu'aux membres de l'Association de libre-échange (Liechtenstein, Norvège, Islande), excepté la Suisse, qui, bien que membre de l'AELE, a refusé en 1992 par référendum populaire d'entrer dans l'EEE.
attrayant

La réputation du secteur indien des TIC n’est plus à faire. Jusqu’ici, ce secteur s’est fait connaître essentiellement par l’exportation de ses services. Aujourd’hui, le marché intérieur, de taille imposante, offre aux PME suisses en particulier des possibilités commerciales toujours plus nombreuses, notamment pour ce qui a trait au sourcing et à la production à bas coût. Ce secteur, dont la croissance se poursuit rapidement, offre d’excellentes perspectives aux entreprises dans les industries et domaines suivants: animation et gaming, automatisation, bioinformatique, e-gouvernement, finances et santé publiques, automobile et industrie électrique. Il semblerait que la clé du succès consiste à conclure des coopérations et des partenariats, tant pour développer des produits et services exportables sur le marché international que pour conquérir le marché intérieur.

Bref interview d’un des auteurs de l’étude de marché ITC India
Purnima Khandelwal s’est prêtée au jeu de l’interview pour ce numéro d’«export !» afin d’éclairer les PME suisses sur le marché indien des TIC. Directrice d’InI Consulting à Mumbai, Mme Khandelwal, chef de file des auteurs de l’étude ITC India, a participé à l’Osec Exportbühne ITC le 18 octobre dernier à Lucerne.

Que doit faire pour commencer une PME suisse afin d'obtenir des renseignements précis sur le marché intérieur indien?
Purnima Khandelwal: en plus de l’étude de marché dont nous parlons, plusieurs sources d’information s’offrent à elle. Elle peut contacter des chambres de commerce ainsi que des associations économiques. Citons les associations clés que sont la  Confederation of Indian Industries (CII) et la Federation of Indian Chambers of Commerce and Industry (FICCI). Dans les TIC, l’association leader est la NASSCOM.

Pour vendre un produit de niche en Inde, une entreprises suisse peut-elle faire cavalier seul ou doit-elle impérativement conclure une alliance avec un partenaire indien?
Le but est de bien saisir l’environnement local, de comprendre les défis spécifiques à l’Inde et de maîtriser les facteurs menant à l’excellence opérationnelle. Il existe plusieurs approches: par exemple, démarrer un partenariat avec une organisation locale pour se familiariser avec l’environnement et les pratiques commerciales. La PME suisse peut aussi engager des cadres indiens; dans ce cas-là, elle fera évaluer de façon indépendante la performance du management local, car elle ne connaît pas assez bien les conditions pour le faire elle-même. Elle peut encore avoir recours aux services d’une entreprise indépendante d’aide au démarrage et au management pendant 2 à 3 ans. Il est possible que la société de conseil ne connaisse pas spécifiquement la branche du donneur d’ordre, mais elle pourra s’appuyer sur un réseau local. En tout état de cause, elle pourra transmettre à la PME suisse les codes culturels. La connaissance spécifique de la branche sera fournie par la PME suisse. Cette façon de procéder permet de faire en sorte que l’entreprise reste en mains suisses. 

Combien de temps faut-il compter globalement lorsqu’une PME suisse opte pour une stratégie de tremplin, l’Inde étant choisie comme base de développement de produits et de services destinés à l’export en Asie voire dans le monde entier?
Difficile de répondre. Cela dépend du degré de développement du produit, du degré d’outsourcing que l’on vise et des compétences spécifiques qu’il faut apporter. A partir du moment où l’entreprise se décide d’implanter sa base de développement en Inde, il faut compter en gros six mois pour les locaux, le management, le recrutement, etc. La durée de la phase de développement ultérieure dépendra de la stratégie adoptée.

Autres articles intéressants

Amérique du Nord: les branches les plus porteuses

Lors des entretiens pays du mardi 22 mai, vous pourrez glaner des conseils personnalisés sur la stratégie à privilégier afin de prendre pied en Amérique du Nord et sur la manière de trouver les bons contacts sur qui vous appuyer. Plus »

Accès direct au savoir des experts

S'abonner à export! C’est gratuit!

J’ai lu et approuvé la déclaration de confidentialité sur www.osec.ch/protection-des-donnees.

Devenir membre de l'Osec maintenant!

Adhérez à l’Osec et profitez de nos nombreux avantages.

 

Adhésion à l’Osec: réussir ensemble – dans le monde entier.

 

Devenir membre dès maintenant!

Plus d'infos sur

Autor

Project Manager
+41 44 365 54 43